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  • : MJCF, Mouvement des Jeunes Communistes de France, JC seclin, Section du Pévèle Mélantois
  • : Jc Seclin, Blog des Jeunes Communistes du pévèle et du mélantois. Construire la révolution, quotidiennement! Défendre le service public et gagner de nouveaux droits pour les Jeunes! La diversité dans l'unité ! La réflexion dans l'action ! Pour lutter, pour s'organiser, pour défendre un partage des richesses, des pouvoirs et des savoirs : Rejoins la JC !
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ARCHIVES DE L UNION DE VILLES
Voici désormais en ligne, en libre accès pour nos lecteurs, l'ensemble du matériel militant utilisé depuis la rentrée de septembre 2007.

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Radio Révolution

18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 20:39

Le texte "Affirmer notre objectif,  la révolution",  a été écrit par notre Section à l'occasion du dernier congrès du MJCF, et a été partagé et signé par de nombreux jeunes Communistes. Il a également été adopté en Conseil Départemental du MJCF59.
En voici les principales parties disponible.

AFFIRMER NOTRE OBJECTIF - LA REVOLUTION


    http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/hs284.snc3/27881_1177436935541_1816659180_341539_1534231_n.jpgLa jeunesse communiste a cette année 90 ans. 90 années de luttes, d'avancées mais aussi de souffrance et d'attaques. Aujourd'hui, nous souffrons des attaques de la classe dominante qui veut mettre notre discours aux oubliettes, nous anéantir de l'histoire pour anéantir l'espoir et la volonté de combat des exploités. Le système capitaliste a dernièrement multiplié les licenciements, accentué les précarités et continue de maintienir le monde du travail et la jeunesse dans une situation honteuse face aux potentialités du monde.


    Face à cela, notre organisation doit défendre et expliquer constamment aux travailleurs et aux jeunes, que la société est divisée en classes et que ces classes sont opposées. Nous devons l'affirmer, c'est le capitalisme qui génére l'exploitation des travailleurs mais aussi l'ensemble des maux de notre société.

La classe des travailleurs et la classe capitaliste : Des intérêts non conciliables.


    La classe capitaliste ou bourgeoise s'est formé avant la révolution française, dans les villes, ou elle était dominée. La révolution française a détruit l'ancienne société féodale et la bourgeoisie s'est hissée à la tête d'une nouvelle société: La société capitaliste. Cette société est batie sur la propriété privée des moyens de production.
    En à peine plus de deux siècles de sa domination de classe, la classe capitaliste a créé des forces de productions plus imposantes et plus colossales que toutes les générations précédentes réunies. La domestication des forces naturelles, le machinisme, les applications de la chimie à l'industrie et à l'agriculture , l'aviation, internet ...
    Au développement de la bourgeoisie, répond le développement d'une nouvelle classe: La classe des prolétaires. Les travailleurs ne vivent que tant qu'ils trouvent du travail et ils ne trouvent du travail que tant que leur travail augmente le profit des capitalistes. Les travailleurs sont une marchandise et sont donc soumis comme tout article du commerce , à la concurrence et aux  mécanismes du marché capitaliste.

     Ce qui fait le capitaliste, ce n'est pas qu'il soit bon ou mauvais, bien élevé ou grossier, c'est sa fonction dans ce système : on ne peut être capitaliste sans exploiter les travailleurs.

 C’est cela qui nous permet d’analyser les rapports de production entre le patronat et les travailleurs. les travailleurs vendent leur force de travail afin de subvenir a leurs besoins, c’est ce besoin qui conditionne l’existence même du capitaliste, le travailleur n’ayant d’autre choix va « se vendre » au patron ou tout du moins il va vendre sa force de travail contre un salaire.
    Et c’est là que le capitalisme nous montre toute sa nature : alors que le capitaliste profite de la richesse produite dont il est le seul bénéficiaire, le salarié lui est soumis à la concurrence des autres travailleurs sur le marché de l’emploi et doit se soumettre aux exigences patronales dont l’objectif est d’avoir une main d’œuvre toujours plus bon marché pour augmenter son profit. Tout cela constitue le moteur de la lutte des classes, le travailleur est exploité par le détenteur des moyens de production et lui permet d’accumuler toujours plus de capital alors que lui est condamné à se soumettre à l’autorité du capital.
    Le patronat sous prétexte de faire toujours plus de profit, exploite toujours plus les salariés dont les conditions de travail et d’existence sont conditionnés par cette classe et ce système.
     La coexistence entre notre classe et la classe capitaliste est impossible car nous avons des intérêts antagonistes, seuls les travailleurs et le peuple doivent organiser la production pour produire non plus dans l’intérêt d’une seule personne, mais de tout la communauté. Ce sont les travailleurs qui produisent toute la richesse de notre pays et cette richesse doit nous profiter. Cela passe bien sur par la hausse des salaires, mais aussi par l’acquisition de services publics plus fort et aussi par l’acquisition de droits nouveaux pour les travailleurs futurs, présents et anciens. Ces progrès, nous devons l’affirmer, ils ne seront pas possible dans une société capitaliste.
Pour cela il ne suffit pas de quelques paroles bien pensantes ni de quelques manifestations encadrées par un cortège de CRS garant de la stabilité capitaliste.
    Ce que l’on nomme la révolution n’est rien d’autre qu’un changement brusque et en profondeur qui bouleverse l'ordre établi de façon radicale. Les exemples sont nombreux dans l’histoire de révolutions ayant tentées de détruire la société capitaliste.
    Mais la démarche révolutionnaire ne peut s’enclencher sans une organisation collective préalable des travailleurs et sans la diffusion de l’esprit révolutionnaire au sein de la société. Ce travail de conscientisation et d’organisation passe par le rassemblement des travailleurs au sein d’une organisation d’Avant-garde de la révolution notamment pour la jeunesse : La Jeunesse Communiste. Il nous faut conscientiser la jeunesse et l'organiser dans une perspective révolutionnaire.
     Ne nous le cachons pas, la prise de contrôle des moyens de productions par les travailleurs ne peut-être l’oeuvre d’un Etat quelconque et ne se fera pas en douceur, car le système aura toujours tendance à s’auto-protéger (repression policère, armée), l’exemple de la Commune de Paris en 1871 ou même de Mai 68 en sont la preuve. Les travailleurs devront constituer une résistance populaire et tenter de retourner les armes de la bourgeoisie contre elle même tout en diffusant les idées révolutionnaire du communisme. Pour cela, il faut encourager les travailleurs à s'organiser dans leurs organisations politique et syndicale.

Mener la guerre de classe, un devoir non négociable !

     Pour maintenir son pouvoir, la Bourgeoisie misait historiquement essentiellement sur la violence pour réprimer les luttes ouvrières. L'histoire du mouvement ouvrier est jalonnée d'exemples sanglants qui illustrent de sinistre façon, la férocité de la classe dominante sur ses exploités. De nos jours, bien qu'elle n'ait rien perdu de sa nature rétrograde et de sa férocité lorsque ses intérêts sont en jeu, elle ne peut plus user, comme bon lui semble, des moyens répressifs sur lesquels elle a fondé sa domination.
    Au prix d'une lutte opiniatre pleine de sacrifices, les travailleurs de notre pays ont conquis, pied à pied, des droits, des libertés syndicales et démocratiques qui ont progressivement limité la possibilité, pour la bourgeoisie, de sévir par la violence contre le mouvement ouvrier et ceci bien que la lutte des classes n'ait cessé de s'exacerber au rythme du développement des contradictions dont le système capitaliste est irrémédiablement accablé.
    Il reste que les conditions de la lutte des classes, aujourd'hui, donnent de plus en plus d'importance à la bataille des idées.
Ainsi, en tant que communiste et pour atteindre nos objectifs, il faut se positionner de manière claire dans les débats indispensables qui surgissent lorsqu'on combat le capitalisme.
     Il faut donc marcher à contre courant des idées dominantes qui ne sont que celles des capitalistes et réhabiliter un discours offensif : classe contre classe et non « hommes et femmes » contre « hommes et femmes » « occidentaux » contre « orientaux », « riches » contre « pauvres » ou « jeunes contre Sarkozy ». C’est la seule manière de former une génération militante et prête à relever le défi révolutionnaire. Car si nous ne donnons pas de boussole à la jeunesse, si nous enfûmons ses idées en créant de multiples divisions artificielles, elle ne peut trouver la route de la révolution.

Être révolutionnaire, c'est l'affirmer haut et fort .
Il ne suffit pas que quelqu'un prétende changer la société pour que ce soit vrai. Il ne suffit pas de se dire révolutionnaire pour l'être, de lancer des mots pour exprimer réellement la chose. Sous le vernis plus ou moins flatteur, il vaut mieux s'assurer de la solidité de la planche.  Et nous devons avoir conscience que nous sommes l'organisation capable de mener ce combat contre la Bourgeoisie, et il faut nous démarquer chaque jour des divers groupuscules gauchistes qui aboient sur le bord de la route sans empêcher la caravane du capitalisme d'avancer.

Ainsi, au moment ou diverses luttes surgissent et s'entrechoquent, il est nécessaire de rappeller les processus à l'oeuvre au carrefour de tout les enjeux. Il est nécessaire de les rappeller et de les asséner avec force dans chacune de nos actions, c'est notre rôle de communiste : faire vivre et gagner la guerre idéologique !

Favoriser la conscience de classe par un discours clair !


Dernièrement, pas mal de propagande de droite infiltre les organisations ouvrièes en remettant en cause l'unité des travailleurs et leur rôle dans le processus révolutionnaire. Embourgeoisement, tertiarisation, division, éclatement des collectifs..
De même manière, que d'efforts ne fait-on pas pour embrouiller la notion de prolétariat.
Pour certains il s'est embourgeoisé. Qu'est ce donc qui fait le prolétariat ? Sa manière de s'habiller ? De se transporter ? De laver son linge ? De conserver ses aliments ?  C'est pourtant ce que semblent penser ceux qui le dise embourgeoisée
A ce compte, lorsque les travailleurs sont passés de la lampe à pétrole à l'électricité ils commençaient à s'embourgeoiser

    Ce qui  fait le travailleur, c'est sa position dans la production : le fait qu'il est écarté de la propriété des moyens de production et qu'il est obligé pour vivre de vendre sa force de travail aux propriétaires des moyens de productions qui l'exploite. Les fruits de notre travail ne nous appartiennent pas, pas plus qu'à la société, ils appartiennent à la minorité d'exploiteurs ce qui rend impossible d'utiliser les richesses pour nos droits, nos vies, nos besoins.

C'est en cela que les prolétaires sont en conflit fondamental et permanent avec la classe exploiteuse aussi bien pour ses intérêts quotidien que pour son avenir.

Ce que le capitalisme, tel qu'il est devenu de nos jours a changé, ce n'est pas la nature de  la classe des travailleurs, ni son rôle. Il la renforce en faisant passer dans ses rangs de nouvelles couches de travailleurs, en rapprochant d'autres catégories dont ils piétine les intérêts et en faisant apparaître plus clairement que jamais qu'il est un régime du passé, l'entrave principale et révoltante au progrès de la société toute entière.

En réalité la lutte des classes n'est pas une invention ni un choix, c'est la constatation d'une réalité, c'est le mode d'existence inévitable d'une société divisée en classes aux intérêts radicalement opposés comme l'est la société capitaliste.
Les patrons la pratique pour maintenir leur domination par la violence ou la ruse. Les travailleurs la mènent pour ne pas être écrasés et pour conquérir leur émancipation.
Le problème c'est de comprendre les conditions réelles et actuelles de cette lutte, la nature de l'adversaire, et de comprendre comment  les travailleurs peuvent parvenir à leur émancipation

Il faut le dire, l’affirmer, le porter partout dans notre militantisme et nos discours. C’est la condition indispensable pour que le vécu des travailleurs les poussent vers notre organisation et vers la révolution.

Affirmer que la propriété privée des moyens de production est au cœur de tout les maux !


Les meilleurs intentions du monde n'y font rien. Parler de changer la société sans toucher à la propriété des secteurs clés de l'économie et sans s'occuper du pouvoir d'état, quelque soit la formule employée, c'est donner du rêve aux travailleurs et maintenir le capitalisme.
Esquiver ces questions et chercher des îlots de solutions inventées de toutes pièces en ne touchant pas à l'essentiel équivaut à essayer de traiter de soigner un cancer en allant chez un cordonnier.

Montrer un cap à la jeunesse : le socialisme


Pour que la jeunesse se sente intégrer à la lutte politique pour son émancipation, il faut lui donner une raison de croire, affirmer les processus d’exploitation à l’œuvre en les appelant par leur nom, et en montrant leur réalité concrète. Il faut également proposer le chemin à suivre, c’est le devoir de notre organisation. La perspective et l’exigence de la jeunesse, c’est le socialisme.
Et la condition fondamentale du socialisme c’est la propriété collective des principaux moyens de production et d'échange et l'exercice du pouvoir d'état par le peuple.
Ces deux données ne suffisent pas à résumer le socialisme mais elles en sont le point de départ, sa base indispensable. Sans elles, il n'y a pas de socialisme possible, mais seulement du bavardage sur le socialisme. Et le devoir de notre organisation c’est de construire ce socialisme et de créer les conditions de son arrivée. C’est faire vivre la lutte des classes, car faire tourner la roue de l’histoire, c'est une perspective actuelle, une exigence des temps modernes. Ce n'est en aucun cas un enjeu du passé comme certains veulent nous le faire croire. Ceux qui pensent que la lutte pour le socialisme et la lutte des classes appartiennent au passé font le jeu de la droite. La lutte pour le socialisme est un espoir et un stimulant pour les travailleurs d'aujourd'hui et leur jeune génération. 

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