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Hier, une trentaine de militants de la Jeunesse Communiste du Nord se sont donnés rendez vous au Conseil Municipal de Lambersart pour interpeller le ministre de la Jeunesse.
Contre le capitalisme et ses valets, nous ne lacherons rien !
RESITANCE !!
Lambersart : un groupe de jeunes manifeste pendant le conseil municipal dans la ville du ministre
Article de la Voix Du Nord
Hier soir, une vingtaine de membres de la Jeunesse Communiste, présents depuis le début de la réunion du Conseil Municipal, ont soudainement déployé une banderole et crié "Daubresse précarise la Jeunesse".
Le maire de Lambersart et ministre de la Jeunesse a refusé de leur donner la parole mais leur a donné rendez-vous pour ce vendredi matin. A 10 h, il a donc reçu une délégation de trois personnes (deux jeunes communistes et un lycéen non-carté
Lambersart : quand la politique nationale fait irruption en plein conseil municipal
Article de la Voix Du Nord
Pas question de céder à la pression d'une manif'. Mais un rendez-vous a été fixé au lendemain.
Jeudi soir, une vingtaine de membres des Jeunesses communistes qui assistaient à la réunion du conseil de Lambersart ont soudainement déployé une banderole. Ils scandaient « Daubresse précarise la jeunessse ». Marc-Philippe Daubresse, maire et ministre de la Jeunesse, a refusé de leur donner la parole mais a reçu une délégation le lendemain matin.
Le conseil, commencé peu après 20 h 30, s'annonçait comme un long fleuve tranquille, avec un peu plus de public qu'à l'ordinaire, dans la grande salle Malraux... C'était sans compter sur les responsabilités nationales du maire UMP de Lambersart. Car vers 21 h 20, une vingtaine de personnes installées dans le public se sont levées, comme un seul homme, pour déployer une banderole en scandant, « Daubresse, Daubresse précarise la jeunesse ».
Surprise dans la salle comme dans les rangs des élus qui n'ont même pas eu le temps de lire les revendications. Sans doute informés d'une possible perturbation, des policiers nationaux et municipaux étaient dans la salle et aux abords. En trente secondes, tout le monde était expulsé de la salle Malraux.
Juste avant de se faire sortir, plusieurs jeunes ont réclamé le dialogue. Marc-Philippe Daubresse, maire et ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives, leur a répondu « Ce n'est pas le lieu, le public doit se tenir coi pendant un conseil. Par contre, je suis à votre disposition, demain à 10 h dans mon bureau, à la mairie de Lambersart ».
Le conseil a ensuite repris son cours, comme si de rien n'était. On a juste vu Marc-Philippe Daubresse « textoter » longuement, pour informer qui de droit, sans doute, de ce qui venait de se passer.
Le lendemain (hier, donc), trois jeunes se sont présentés à la mairie. « Daubresse nous a demandé de ne pas tous venir, pour qu'on puisse discuter », nous expliquaient les étudiants Clément Lorillec, 23 ans et Camille Lihouck, 19 ans. Ces deux membres des Jeunesses communistes étaient accompagnés d'un lycéen de Montebello ; « Je ne suis membre d'aucun parti ni d'aucun syndicat », précisait l'élève de seconde, Valentin Stievenart-Kozlowski.
Clément, Camille et Valentin ont donc rencontré le ministre-maire dans un bureau de la mairie, pendant une demi-heure. « Nous avons organisé cette action coup de poing hier parce que nous sommes dans la ville du ministre de la Jeunesse et que le gouvernement reste sourd, malgré la mobilisation des gens, malgré les sondages qui montrent que 70 % des Français désapprouvent la réforme de la retraite », expliquait Clément.
« J'étais lycéen en mai 1968 » leur a dit Marc-Philippe Daubresse en préambule. « Je ne fais pas partie de ceux qui stigmatisent les jeunes, j'ai confiance en l'intelligence de la jeunesse ». Une fois ces bonnes paroles prononcées, chacun a développé ses arguments. « On ne va pas retirer la réforme, c'est clair », a déclaré le ministre.
Au sortir de la réunion, les jeunes communistes restaient convaincus que la retraite pouvait se financer autrement, auprès des plus riches notamment. « Mais il a promis de déposer un amendement pour taxer les dividendes et les plus-values. Nous serons vigilants là-dessus », prévenait Clément. • (A suivre)